mercredi 11 octobre 2017

Patrie et nation dans la pensée politique de Rousseau.







La patrie peut apparaître aujourd’hui comme une réalité qui appartient au passé, ce que conteste le républicanisme contemporain qui soutient que seule la patrie peut constituer une réalité politique commune et même une réalité politique tout court face à la désagrégation qu’impliqueraient ce que l’on nomme trop rapidement le « libéralisme » et le communautarisme d’une part et face à la menace qu’impliquerait le nationalisme d’autre part. Entre libéralisme, communautarisme et nationalisme, la patrie serait la seule voie praticable pour que puisse exister une communauté politique qui soit une communauté de citoyens actifs. En ce sens, il conviendrait de distinguer soigneusement patriotisme et nationalisme comme y invite par exemple Maurizio Viroli dans For Love of Country

La suite sur :  https://www.francoisloiret.com/single-post/2017/10/11/Patrie-et-nation-dans-la-pens%C3%A9e-de-Rousseau

samedi 15 juillet 2017

Les commentaires des Sentences de Jean Duns Scot.








Les commentaires des Sentences de Jean Duns Scot.

François Loiret
Séance du GRPL du jeudi 14 avril 2016 au Saulchoir.


Il n’existe pas un mais des commentaires des Sentences de Jean Duns Scot. A la demande des membres du GRPL, j’ai tenté d’éclaircir la situation. Le lecteur s’apercevra sans doute que la clarification peut le jeter dans la perplexité tant toute tentative de clarification montre la complexité de la situation des commentaires des Sentences de Duns Scot. Complexité due non seulement à l’existence de plusieurs versions, mais aussi à la pluralité des lieux de l’enseignement, à la difficulté d’établir parfois où le cours a eu lieu et aussi en quelles années. Aussi ne peut-on, comme le font parfois certains commentateurs ni ignorer les rares données concernant le lieu et le temps, ni s’appuyer sur elles comme étant incontestables. La mise en situation augmente en complexité en tenant compte des conflits ou des désaccords des spécialistes sur le lieu et le temps, ce qui ne vas pas sans des implications importantes quant à l’interprétation du texte.

Préalable : les données textuelles. 

Lire la suite sur : https://www.francoisloiret.com/single-post/2017/07/15/Les-commentaires-des-Sentences-de-Jean-Duns-Scot


vendredi 14 juillet 2017

Plus que le triomphe, l'horreur de la volonté.




L’ouvrage de Christian Godin, Le triomphe de la volonté, n’est pas une négation de la volonté, bien au contraire. A la fin de cet ouvrage, le philosophe soutient que nous ne pouvons faire l’économie de la volonté pour des raisons juridiques et morales. Sans la volonté, c’est l’édifice entier du droit et de la morale que nous connaissons en Europe occidentale qui s’effondre. Même si la volonté est épistémologiquement inutile selon l’auteur du Triomphe de la volonté, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas seulement incontournable juridiquement et moralement, mais aussi intellectuellement. Il est en effet un motif puissant qui parcourt l’ouvrage, celui de la différence entre l’homme et la machine, et plus précisément entre l’homme et la machine cybernétique. Dès la page 46, Christian Godin écrit en effet : « L’existence de la volonté est peut être ce qui en dernier ressort distingue l’homme de la machine dans l’accomplissement d’une tâche intellectuelle »[1]. Plus loin, p.58, l’auteur avance que « c’est la volonté qui distingue la démonstration logico-mathématique et la vérification automatique telle qu’elle peut être effectuée par les ordinateurs ». Enfin, p.175, il affirme : « Il n’y a pas de démonstration sans la volonté de démontrer. D’où pourrait venir à la machine cette volonté ? ». Le cybernétique rencontre dans la volonté sa limite. La volonté demeure au-delà des calculs machinaux à tel point que si les machines ne pensent pas, ce n’est pas parce qu’elles ne peuvent calculer, mais parce qu’elles sont sans volonté. En ce sens, la pensée elle-même relève de la volonté comme l’affirmait Descartes et comme le soutenait bien avant lui Duns Scot. Elle relève peut être plus de la volonté que d’un laisser être heideggerien. 

Lire la suite sur : https://www.francoisloiret.com/single-post/2017/07/14/Plus-que-le-triomphe-lhorreur-de-la-volont%C3%A9


lundi 10 juillet 2017

La pensée de la personne selon Cicéron.





   

Dans cet ouvrage publié en 2007 qui a pour titre La vocation de la personne et pour sous-titre L’histoire du concept de personne de sa naissance augustinienne à sa redécouverte phénoménologique et qui a pour ambition, selon l’éditeur, de « rendre au terme de personne la dignité d’un concept », on peut relever un certain nombre d’insuffisances, de manquements et d’errements. La première insuffisance tient dans la négligence affichée du droit romain et de la pensée romaine dont nous proposons ici de montrer en quoi elle a bien élaborée un concept de personne, même s’il ne s’agit pas d’un concept unitaire. Mais avant de le montrer, il convient de relever des manquements et des errements patents qui détruisent l’ambition de l’ouvrage.
 
  La suite sur : https://www.francoisloiret.com/single-post/2017/07/09/La-pens%C3%A9e-de-la-personne-chez-Cic%C3%A9ron